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La Chine se muscle mais perd ses cerveaux
Si l'Empire du milieu poursuit sa marche pour devenir la première puissance mondiale, il est deux secteurs néanmoins où sa croissance bloque : la science et la technologie. Les chercheurs chinois préfèrent souvent s'expatrier.
07/09/2007



crédits : Nicolas Jucha




Croissance économique à deux chiffres, population titanesque et ambition débordante : la Chine a à priori tous les atouts en main pour devenir à terme la première puissance mondiale. Un objectif dont Pékin ne se cache pas, et étend même à des volontés hégémoniques comme cela peut se traduire dans le sport (pour les prochains Jeux Olympiques la Chine ambitionne de dépasser les Etats-Unis au tableau des médailles).

La fuite de matière grise

Mais comme tout colosse, l'Empire du milieu semble avoir ses failles. Alors que des mots même du président Hu Jintao, la Chine se voit devenir la première puissance des sciences et de la technologie d'ici 2020, il semblerait que le plan de route sera difficile à tenir.

En terme d'innovations scientifiques, le pays est encore à la traîne surtout si l'on compare ses résultats à son potentiel. Y aurait-il un problème en Chine pour former des chercheurs et ingénieurs qualifiés et de qualités ?

Absolument pas ! En réalité, le géant asiatique, s'il attire les investisseurs étrangers à l'affût des profits potentiels dans un tel marché, n'arrive pas en revanche à retenir ses cerveaux. A l'image des footballeurs en France, l'objectif des petits génies chinois est souvent d'aller monnayer leur talent à l'étranger, là où l'herbe semble plus verte, le ciel plus bleu, et les salaires bien plus gros.

La plupart des étudiants partant à l'étranger ne reviennent jamais

Sur 1 millions d'étudiants chinois partis parfaire leur formation hors des frontières nationales depuis 1978, seul un quart d'entre eux seraient rentrés au pays pour y exercer leur métier (chiffres de l'académie chinoise des sciences sociales). Alors que le nombre d'étudiants chinois partant étudier en Occident s'accroît d'années en années, la tendance ne semble pas sur le point de s'inverser.

Un niveau de vie plus élevé, même si celui de la Chine s'améliore, et aussi des conditions de travail plus facile expliquent le phénomène. Un sérieux problème pour Pékin, d'autant plus que certains de ces expatriés n'hésitent pas à troquer la nationalité chinoise contre celle de leur pays d'accueil.

En terme de fuite de sa matière grise, la Chine est sans conteste numéro 1 mondial, avec pour seul réel concurrent un autre géant démographique en pleine croissance : l'Inde. Face à cela, que peut faire Pékin ? A priori pas grand chose pour le moment, tant les étudiants, mais aussi les scientifiques et techniciens chinois ont la côte à l'étranger : docile, bon marché et talentueux, ils représentent de bons investissements pour leurs employeurs.

On ne se fait pas leader mondial dans tous les domaines du jour au lendemain, et la Chine est en passe de l'apprendre. Pour réellement enrayer la fuite de ses cerveaux, le géant asiatique devra attendre de pouvoir leur offrir des conditions au moins similaires à ce qu'ils peuvent facilement obtenir en quittant leur mère patrie.

Nicolas Jucha

   




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